Livre EAT : chronique d’un fauve dans la jungle alimentaire

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, l’homme ou son livre de référence, je partage avec vous aujourd’hui une de mes lectures « EAT, chronique d’un fauve dans la jungle alimentaire » de Gilles Lartigot.

J’ai découvert ce livre il y a de cela maintenant 2 ans environ à sa sortie. Ce ne fut pas une révélation car j’étais déjà bien informé sur le sujet mais le ton employé à ricoché en moi comme un sacré pavé dans la mare, un coup de poing puissant sur la table des réjouissances de la société bien-pensante en terme d’alimentation et d’enjeux environnementaux. Un écrit simple à lire, accessible au plus grand nombre, direct comme son auteur, et qui dresse un portrait brut de pomme de la réalité actuelle de l’état de notre alimentation, des rouages de l’industrie alimentaire, de ses coulisses, de ses élucubrations pléthoriques et malheureusement de ses innombrables dommages collatéraux… au grand dam de l’espèce animale trop souvent.

Cet ouvrage est une « belle » synthèse, douloureuse, mais utile. Après une première partie plutôt sombre et sans concession, la seconde est réservée quant à elle aux possibilités qui nous sont offertes de renverser la tendance pour nous-mêmes (et nos proches…). Quelques recettes alternatives y sont proposées. Selon ses dires, le prochain livre de Gilles baignera dans une atmosphère plus douce et proposera des alternatives pour retrouver la voie de la régénération… thème si cher au volubile Thierry Casasnovas qui fera l’objet d’un autre article !

Gilles Lartigot

En résumé, ce livre est à dévorer sans modération mais peut causer au détour de certains chapitres, indigestion et dégoût… cependant toujours pour notre mieux être ! Et si comme moi vous avez l’opportunité d’assister au EAT Tour (conférence de Gilles Lartigot), je ne peux que vous encourager à y aller. C’est encore mieux en live, le personnage est à l’image du livre, franc et puissant !

Extrait du chapitre Overdose p183 :

Quelle drôle d’époque nous vivons. Une époque où l’on ne peut plus se fier à notre goût pour savoir ce qui est bon à manger, ce qui est bon pour notre santé. Nos anciens n’avaient pas besoin de nutritionnistes. C’était il y a 50 ans, avant que l’agriculture intensive ne transforme nos champs en usines et que les industriels ne prennent en charge la fabrication de nos repas.

Exhausteurs de saveurs et consorts sont les armes des industriels pour nous faire avaler n’importe quoi. Ce sont des leurres. De la chimie dans nos assiettes. Et on aime ça ! Oui madame. On s’adonne à nos shoots quotidiens qui nous procurent plaisir gustatif et satisfaction éphémère. […]

Dans les années 40, nos anciens manquaient d’à peu près tout. C’était l’époque des tickets de rationnement. Un peu de sucre, un peu de farine, des pâtes de mauvaise qualité, du café qui n’en était pas. […]

Aujourd’hui dans nos pays industrialisés, on ne meurt plus de faim mais on souffre d’overdose de nourriture industrielle ! Les principales causes de mortalité aujourd’hui sont les maladies cardio-vasculaires, les cancers, le diabète et l’obésité. Toutes ces maladies ont le même point commun. L’alimentation.[…]

Deux vidéos que je vous invite à visionner pour vous nourrir davantage…

Entretien avec Lilou MACE

Conversation avec le père Robert CULAT

 

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